Comment peut-on définir la dyspraxie et quelles solutions ?

Dyspraxie def : explication claire et détaillée de la maladie

Votre enfant a-t-il du mal à réaliser certaines actions ou gestes volontaires ?
N’arrive-t-il pas à faire tous les mouvements que font ces camarades de jeu ?
Il souffre peut être de la dyspraxie. Elle est responsable de diverses carences chez les enfants, notamment les troubles des apprentissages scolaires. Zoom sur cette maladie qui touche aujourd’hui de nombreux enfants.

La dyspraxie : que disent les chercheurs ?

La dyspraxie est perçue différemment par deux courants. Pour le décrire, certains chercheurs se basent sur les classifications internationale et américaine. Ils ne parlent pas de dyspraxie, mais plutôt de  « trouble spécifique des coordinations » ou de « trouble d’acquisition des coordinations ». La classification de l’OMS quant à elle évoque plutôt la spécificité du trouble que la classification américaine ne reprend pas.

A l’inverse, d’autres chercheurs utilisent le mot dyspraxie. Ils parlent alors de dyspraxie développementale et  de dyspraxie lésionnelle (consécutive à une infirmité motrice cérébrale ou grande prématurité). Pour répondre à la question qu’est ce que la dyspraxie, l’un des artisans de cette approche l’aborde comme étant le fait de relever de façon durable et permanente un déficit significatif dans les performances représentatives de l’action dans différents domaines fonctionnels.

La dyspraxie : qu’est-ce que s’est que réellement ?

Encore appelée trouble développemental de la coordination (TDC), la dyspraxie correspond à une difficulté à effectuer certains gestes et activités volontaires. Nommée praxie, elle constitue en fait, l’ensemble des mouvements coordonnés, appris et automatisés, à l’exemple de l’apprentissage de l’écriture. Il s’agit d’une pathologie qui atteint les fonctions du cerveau se rapportant à l’action. Cela altère la qualité du geste dans son organisation, sa précision et sa rapidité.

La dyspraxie n’est ni d’origine psychologique ou sociale et n’est liée à un problème de retard mental.  Ce trouble découle plutôt d’un dysfonctionnement de la zone cérébrale qui commande la motricité. La dyspraxie est généralement diagnostiquée lors des premières acquisitions de l’enfant. Cette pathologie touche aujourd’hui  5 à 7% des enfants de 5 à 11 ans. Les garçons sont les plus susceptibles d’être atteint.

Comment reconnaître un enfant dyspraxique ?

Un enfant dyspraxique est reconnu à travers sa maladresse pathologique. Il rencontre d’énormes difficultés à atteindre le résultat escompté et ce, même en fournissant tous les efforts possibles.

L’enfant dyspraxique ne parvient pas non plus à mener correctement certaines activités comme : s’habiller, faire ses lacets, écrire, utiliser un compas, etc. Il présente un désintéressement à l’égard des jeux de construction de dextérité et de puzzles. Il préfère plutôt des activités ayant trait au langage.

Comparativement à certains de ses camarades à l’école, il rencontre aussi des difficultés en matière d’écritures, de graphisme, de calcul. Il a relativement du mal à se concentrer et oublie souvent les consignes.

La dyspraxie s’accompagne souvent d’autres troubles dys en rapport avec :

  • le calcul (dyscalculie)
  • le langage oral (dysphasie) ;
  • le langage écrit (dyslexie, dysgraphie, la dysorthographie, etc.) ;
  • l’attention (trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité TDAH.

Pour confirmer qu’un enfant est dyspraxique, il faut avoir recours à un bilan médical complet. Ce bilan doit être fait de façon complexe en neurologie, en orthophonie ou encore en ergothérapie.   L’enfant sera ainsi pris en charge par divers professionnels (pédiatre, l’ergothérapeute, ophtalmologiste, etc.).

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